| Le tissage et les « mantes à bœufs »
Ces toiles, grands rectangles de lin, bordées de 7 rayures colorées, étaient fixées sur le dos des animaux, coutume trouvant sa source dans diverses interprétations : les uns parlent de la protection des bêtes contre le soleil et les parasites, d’autres invoquent la volonté du propriétaire de l’attelage, de signaler son appartenance à un corps de métier (bleu, pour les pêcheurs, vert, pour les agriculteurs, rouge pour les éleveurs) ; enfin, on dit aussi que la largeur des rayures annonçait la position sociale de la maison. Le nombre 7, lui, évoque le nombre des provinces formant le Pays Basque.
Vêtements, draps de lit, linceuls, mouchoirs et autres toiles sont autant de déclinaisons qui font de la culture et du tissage du lin, des activités essentielles au 18è siècle. On peut compter à cette époque, entre Pays Basque, Bigorre et surtout Béarn, jusqu’à 600 familles de tisserands. La fabrication familiale et artisanale des toiles constitue une grande richesse économique locale : en 1781 et 1782, on recense 2000 métiers à tisser dans le Pays Basque.
Hélas, les guerres du 18è siècle, l’industrie mécanique du tissage et l’arrivée du coton à bon marché au début du 20è siècle marquent l’abandon progressif des cultures de lin et des métiers à tisser dans notre région. |
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